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Enseigner
RESUME CONFÉRENCE CANTU IN PAGHELLA
LYCÉE DE SARTÈNE VENDREDI 8 AVRIL 2011 Le cantu in paghjella se manifeste en tant que tradition et expression orale, pratique sociale, rituel et événement festif. La spécificité du cantu in paghjella repose sur sa technique, son contexte d’exécution et son mode de transmission orale par imitation des chanteurs plus âgés, au sein de son village ou de sa pieve. Le cantu in paghjella est menacé, car le nombre de chanteurs traditionnels décroit, malgré la transmission orale. Au delà du fait qu’à une certaine époque le cantu in paghjella a été déprécié car il était associé à une société agro-pastorale pauvre, l’émigration, la désertification rurale associés à une urbanisation accélérée ont participé, de façon irréversible, à l’éloignement géographique des anciens et des jeunes, contribuant ainsi à l’interruption du processus de transmission du cantu in paghjella. Le 1er octobre 2009 à Abu-Dhabi, l’UNESCO a proclamé l’inscription du cantu in paghjella, c’est-à-dire la forme traditionnelle à trois voix du chant polyphonique corse, sur la liste de sauvegarde d’urgence du Patrimoine Immatériel de l’Humanité. La conférence a abordé dans un premier temps, les zones géographiques d’implantation et de pratique actuelle du cantu in paghjella ainsi que les contextes d’exécution (foires…) Dans un second temps les spécificités du répertoire en termes de genre et de formes (paghjella, madrigal, terzette..) ont été illustrées de manière vocale par des équipes de chanteurs qui ont interprétés des morceaux issus du répertoire traditionnel. De même, d’autres caractéristiques techniques du cantu in paghjella comme les ricuccate et le versu ont été appréhendés au travers de chants exécutés sur le versu de Rusiu, de Sermanu et de Tagliu-Isulacciu. Enfin, le mode de la transmission orale traditionnelle par imprégnation auditive et visuelle a été évoqué ainsi que l’évolution des fonctions du chant polyphonique dans la société insulaire contemporaine. |
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CAP de Corse
